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12 февр. 2010 г.

Привередливость не порок

Ничего не могу с собой поделать: люблю людей умных, красивых, удачливых, деятельных, умеющих любить жизнь и ценить момент. Тупых нытиков с вечными жалобами на все и вся не люблю. Несколько дней назад мне выпал шанс: ко мне в гости приехала дама из первой категории и мы провели четыре дня в непрерывных разговорах обо всем, что нам нравится, и, как оказалось, совпадение вкусов и пристрастий у нас если не стопроцентное, то близкое к тому. Галина во Франции уже больше тридцати лет, жизнь к ней поворачивалась разными сторонами, но не прибила, не раздавила и не сделала циником. Галин сад в бельгийских Арденнах – редкостная жемчужина и цель, к которой я теперь буду упорно стремиться, ее знание французского языка и литературы – как вызов иммигрантам, которые и через десять лет проживания ни бе ни ме ни кукареку, ее способность замечать окружающую красоту – как упрек тем, кто не видит ничего, кроме собачьих какашек на парижских тротуарах. Про трудолюбие, умение учиться, интерес ко всему новому я вообще молчу. Всем бы так.

Только с погодой нам не повезло: у меня было много планов, но под постоянным дождем и ветром особо не разгуляешься, так что большую часть времени мы провели дома, на радость котам. Кстати, Элвис воспользовался возможностью поспать в постели с настоящим человеком, такое ему редко выпадает, обычно вход в спальню ему заказан, а тут не только разрешили, но и даже настойчиво пригласили. После отъезда Гали он пытается прорваться ко мне и грозиться написать жалобу в общество защиты животных. Я сопротивляюсь как могу.

Про Галю я писала тут и тут.

А вот тут пишут о ней:

Un jardin luxuriant dans le froid de l'Ardenne

A Bertrix, cette ancienne ferme est une maison de campagne. Galia et son mari qui habitent la région parisienne pendant la semaine y séjournent le week-end aussi souvent que possible. Il y a près de vingt ans, il n'y avait ici que de l'herbe. Galia avait apporté quelques primevères. Elle a donné un premier coup de bêche et ce fut le coup de foudre. Depuis, elle n'a pas cessé de planter au point que le terrain de 40 ares est maintenant boisé.
Galia Guilaume :
J’ai toujours aimé les arbres. Je suis née dans une ville où il y en avait beaucoup. En Russie, on plantait énormément. Je voulais imiter le jardin de mes grands-parents où il y avait des arbres, des sentiers ; c’était un peu mystérieux, on pouvait se perdre, se promener, s’asseoir. Je voulais cela et en même temps harmoniser l’ensemble : les arbres, les arbustes,…
Nous sommes à quatre cents mètres d'altitude. Le sol est schisteux. En hiver, il fait froid et humide. Aussi, Galia acclimate d'abord les nouveaux sujets en les cultivant en pots autour de la maison pendant un an ou deux. Ainsi, les plantes qui ont poussé souvent trop vite dans les pépinières industrielles se fortifient.
Galia Guilaume :
Quand je vais quelque part, les deux choses que je ramène sont un livre et une plante. Je collectionne les plantes qui aiment les terrains acides, l’humidité. Il se trouve que c’est exactement les plantes que j’aime : les rhododendrons, les bambous. Je collectionne aussi les hydrangeas, les cornus, les magnolias ; en fait, toutes les belles plantes. Et chaque fois, c’est une découverte. Il y a énormément d’espèces qui se plaisent sous ce climat des Ardennes et dans ce sol schisteux, froid et humide, contrairement à ce que les gens peuvent imaginer.
Il faut que les formes et les feuillages s’accordent sinon ça risque d’être choquant. Je laisse les plantes en pot et je les déplace. Il m’est arrivé de croire que l’endroit était bon et de me tromper ; j’ai alors dû déplacer les plantes et parfois seulement de quelques dizaines de centimètres parce que ce n’était pas harmonieux.

Actuellement, Galia et son mari se lèvent à cinq heures trente. C'est l'heure idéale pour découvrir les deux cents variétés d'hydrangeas dans la première lumière du jour. La promenade de l'aube permet de déterminer les changements à apporter le long des sentiers volontairement étroits. Quand on doit se glisser dans la végétation, Galia dit que le jardin paraît plus grand.
Plus la végétation est dense, plus il est possible d'accueillir des sujets plus fragiles. Galia et son mari recherchent les micro-climats à l'abri de feuillages persistants qui coupent le vent. C'est aussi grâce à tous ces écrans verts que le jardin garde un bel aspect durant l'hiver.
Les plantations sont serrées mais Galia veille toutefois à offrir à chaque sujet la possibilité d'acquérir sa largeur naturelle à taille adulte. Il est exclu de former des boules avec le sécateur ou le taille-haie.
Galia Guilaume :
J’essaie de laisser pas mal d’espace entre les plantes pour qu’elles puissent se développer vraiment en liberté. Je ne taille jamais en largeur. Il m’est arrivé de tailler de cette façon une plante que j’aimais et finir finalement par la couper parce qu’elle ne dégageait pas du tout cette beauté qu’elle avait au départ.
Ce jardin de collection tout en intimité où les érables sont également nombreux, Galia a toujours hâte de le retrouver, malgré la longueur du trajet.
Galia Guilaume :
On taille, on plante, on pense à la plante, on ne pense pas à autre chose. Ca devient un antidépresseur, un anti-stress. On oublie le monde, les soucis. Quand je suis dans le jardin, je n’écoute plus la radio, je ne veux plus savoir ce qui se passe de moche. Le jardin c’est beau, mes plantes sont belles et je m’y consacre.

2 комментария:

  1. Я тоже питаю слабость к общению с интересными, самодостаточными людьми....Познакомилась бы с Галей с удовольствием!

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  2. Очень хорошая слабость, мне кажется!
    А вас с Галей надо обязательно познакомить, жаль, что мы все в разных концах страны.

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